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Le jour du Déluge


« Dans l’année des six cents ans de la vie de Noah,

à la deuxième lunaison, au dix-septième jour de la lunaison,

en ce même jour,

toutes les sources de l’abîme multiple se sont fendues. »

(Genèse 7.11 ~ Traduction André Chouraqui)

Le jour du Déluge

Une autre traduction, plus proche du langage courant, apportera une meilleure compréhension de la date du Déluge.

« Dans l'année six cent de la vie de Noé, le deuxième mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour jaillirent toutes les sources de l'immense Abîme ... »

Mais le fait de parler de mois quand il s'agit en fait de lunaisons risque de fausser le calcul si l'on s'efforce de situer cette date dans la chronologie biblique.

Pour la première fois, dans la Bible, il est fait mention d'un jour précis avec ce verset.

Auparavant, il n'était question que d'années.

Pour quelles raisons ?

Selon les rabbins, le sens profond du Déluge est illustré par le fait qu’il commença et s’acheva au second mois de l’année juive, le mois de ‘Hechvan.

C'est un mois d'automne qui recoupe nos mois d'octobre et novembre.

Le Déluge commença le 17 ‘Hechvan de l’an 1656 depuis la Création et s'acheva le 27 ‘Hechvan de l’année suivante.

« Au deuxième mois, le vingt-septième jour du mois, la terre était sèche. » (Genèse 8.14)

Les rabbins en déduisent qu’il s'écoula exactement un an.

La différence de onze jours dans les dates représente les onze jours qui séparent l’année lunaire de l’année solaire.

Une année, c'est le temps d'un cycle solaire.

En une année, les quatre saisons permettent à la végétation de connaître la renaissance printanière, floraison et fructification puis destruction des feuillages jusqu'au repos de l'hiver.

C'est un cycle de vie au terme duquel succède un nouveau cycle de vie.

Ce qui s'est passé avec le Déluge, c'est l'achèvement d'un cycle avant un nouveau cycle.

Le premier cycle de l'histoire de l'humanité s'est déroulé depuis l'an zéro de la Création jusqu'en 1656.

Après un an jour pour jour, en 1657, commence un second cycle pour l'humanité : c'est une renaissance que va connaître Noé avec sa famille.

Il est à noter que la traduction d'André Chouraqui conserve la notion de cycle :

« Oui, je t’ai vu, toi, un juste face à moi, en ce cycle. » (Genèse 7.2)

Le terme génération est employé d'ordinaire au lieu de cycle.

Dans notre conception actuelle, une génération couvre une vingtaine d'années et correspond à une classe d'âge.

C'est le temps nécessaire pour arriver à la maturité et donner la vie à une nouvelle génération.

Mais au temps des patriarches, les générations ont duré des siècles et c'est l'ensemble de l'humanité qui a constitué une même génération pervertie au sein de laquelle Noé apparaît comme seul Juste.

On peut d'ailleurs considérer que le terme de génération fut employé dans un sens similiare par Jésus lorsqu'il dit :

« Cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive. » (Matthieu 24.34)

Tout ce que Jésus annonçait n'est pas encore arrivé.

Mais la génération pervertie qu'il a pu cotoyer n'a rien à envier à celle que nous connaissons.

De ce fait, c'est une même génération qui n'en finit pas de se reproduire et de reconduire les mêmes dérives que par le passé.

Et cette génération pervertie verra tôt ou tard s'accomplir ce que Jésus annonça ... tout comme la génération au temps de Noé.

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Traduction d'André Chouraqui

Entête : 7.1 à 7.24

J’efface toute vie ...

IHVH-Adonaï dit à Noah : « Viens, toi et toute ta maison, vers la caisse. Oui, je t’ai vu, toi, un juste face à moi, en ce cycle. Tu prendras pour toi de toute bête pure, sept par sept, un homme et sa femme, et de toute bête non pure, deux, un homme et sa femme. Des volatiles des ciels aussi, sept par sept, mâle et femelle, pour vivifier une semence sur les faces de toute la terre. Oui, dans sept jours encore, et moi-même je fais pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits. J’efface toute existence que j’ai faite sur les faces de la glèbe. »

Noah fait tout ce que lui a ordonné IHVH-Adonaï.

Noah a six cents ans et c’était le déluge, des eaux sur la terre. Noah vient vers la caisse, ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui, face aux eaux du déluge. De la bête pure, de la bête qui n’est pas pure, du volatile et tout ce qui rampe sur la glèbe, deux par deux, ils viennent vers Noah, vers la caisse, mâle et femelle, comme Elohîms l’a ordonné à Noah. Et c’est sept jours, les eaux du déluge sont sur la terre.

Dans l’année des six cents ans de la vie de Noah, à la deuxième lunaison, au dix-septième jour de la lunaison, en ce même jour, toutes les sources de l’abîme multiple se sont fendues. Les vannes des ciels se sont ouvertes, et c’est la pluie sur la terre, quarante jours et quarante nuits. Dans l’os de ce jour, Noah vient, avec Shém, Hâm et Ièphèt, les fils de Noah et la femme de Noah, les trois femmes de ses fils avec eux, vers la caisse. Eux et tout vivant pour son espèce, toute bête pour son espèce, tout reptile, rampant sur terre, pour son espèce, tout volatile pour son espèce, tout oiseau, toute aile, ils viennent vers Noah, vers la caisse, deux par deux, de toute chair ayant souffle de vie. Et les venants, mâle et femelle de toute chair venaient comme Elohîms le lui avait ordonné. IHVH-Adonaï ferme la caisse sur lui.

Et c’est le déluge, quarante jours sur la terre. Les eaux se multiplient et portent la caisse ; elle se soulève au-dessus de la terre. Les eaux forcissent, elles se multiplient beaucoup sur la terre. Et la caisse va sur les faces des eaux. Et les eaux avaient beaucoup, beaucoup forci sur la terre. Elles recouvrent toutes les hautes montagnes, sous tous les ciels. Les eaux forcissent de quinze coudées par en haut. Elles recouvrent les montagnes. Toute chair rampant sur la terre agonise, volatile, bête, vivant, toute foison foisonnant sur la terre et tout glébeux, tout ce qui a haleine, souffle de vie en ses narines, tout ce qui était sur l’assèchement, tous mouraient. Il efface toute existence sur les faces de la glèbe, du glébeux jusqu’à la bête, jusqu’au reptile, jusqu’au volatile des ciels : ils sont effacés de la terre. Reste seulement Noah et ce qui est avec lui dans la caisse. Les eaux forcissent sur la terre cent cinquante jours.