AVOIR LA FOI EN DIEU ... CROIRE EN JESUS CHRIST


Mythe ou réalité ?

« La crue des eaux devint de plus en plus forte sur la terre et,

sous toute l’étendue des cieux,

toutes les montagnes les plus élevées furent recouvertes. »

(Genèse 7.19 ~ Traduction Oecuménique de la Bible)

L'arche du salut


Qu'est-ce qu'un mythe ?

Qu'est-ce que la réalité ?

La réalité telle que la nous percevons est-elle la même pour tout le monde ?

Ou bien, pour être plus précis, avons-nous tous la même interprétation de ce que nous croyons avoir perçu ?

Ici se pose toute la problématique de la relativité de nos sens et de nos connaissances.

Dans la première épître aux Corinthiens, l'apôtre Paul résumait cette question par une phrase significative :

« A présent, nous voyons dans un miroir et de façon confuse (...) à présent ma connaissance est limitée, alors, je connaîtrai comme je suis connu. » (1 Corinthiens 13.12)

Alors ... je connaîtrai comme je suis connu.

Cette échéance annoncée par Paul se réfère à un temps qui n'est pas encore venu :

« Mais quand viendra la perfection, ce qui est limité sera aboli. » (1 Corinthiens 13.10)

En attendant la perfection, et le temps de la pleine connaissance, nous devons nous satisfaire de connaissances relatives.

Ceci implique de la part de chacun de faire preuve d'humilité dans ses convictions de foi, et de respect envers ceux qui n'ont pas les mêmes croyances.

De nos jours, rares sont ceux qui croient en la réalité du Déluge tel qu'il fut décrit dans la Bible.

Pour beaucoup il s'agit d'un mythe.

D'autres croyances sont de même considérées comme des mythes.

Le fondement de la foi chrétienne, avec la résurrection de Jésus-Christ, est considéré comme un mythe chrétien par ceux qui n'y croient pas.

Pour les chrétiens, les croyances du paganisme, avec notamment la mythologie grecque, ont toujours été conçues comme des produits de l'imagination.

Mais que pensent des croyances chrétiennes les adeptes de ces croyances païennes ?

Si l'on prend position en faveur de telle ou telle croyance, le risque est évident de tomber dans le mépris des autres.

La position la plus juste, fondée sur le respect, est celle qui anime bon nombre d'historiens des religions comme Mircea Eliade.

Celui-ci a écrit notamment :

« Le mythe raconte une histoire sacrée ; il relate un événement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des "commencements".

Le mythe cosmogonique est "vrai" parce que l'existence du Monde est là pour le prouver ; le mythe de l'origine de la mort est également "vrai" parce que la mortalité de l'homme le prouve, et ainsi de suite. » (Aspects du mythe ~ 1963)

Une telle approche va à l'encontre des positions hermétiques qui se refusent à voir dans les mythes un quelconque reflet d'une réalité sous-jacente.

Le mythe est vrai pour celui qui le croit !

Il ne faut pas pour autant en déduire que l'historien des religions valide la réalité factuelle des mythes dans son ensemble.

Mais il rattache la réalité constatée à ce que l'humanité a pu, ou peut encore croire, sur l'origine des évènements.

Ceci peut permettre au croyant de considérer que cette réalité mythique qui est la sienne mérite autant de considération qu'une autre réalité mythique ou qu'une absence de croyance en la matière.

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LA GENESE

Traduction Oecuménique
de la Bible : 7.1 à 7.24

Le fléau

Le SEIGNEUR dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta maison, car tu es le seul juste que je vois en cette génération. Tu prendras sept couples de tout animal pur, un mâle et sa femelle – et d’un animal impur un couple, un mâle et sa femelle – ainsi que des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, pour en perpétuer la race sur toute la surface de la terre. Car dans sept jours, je vais faire pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits, j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. »

Noé se conforma à tout ce que le SEIGNEUR lui avait prescrit.

Noé était âgé de six cents ans quand eut lieu le Déluge – c’est-à-dire les eaux – sur la terre.

A cause des eaux du Déluge, Noé entra dans l’arche et avec lui ses fils, sa femme et les femmes de ses fils. Des animaux purs et des animaux impurs, des oiseaux et de tout ce qui remue sur le sol, couple par couple, mâle et femelle vinrent à Noé dans l’arche comme Dieu l’avait prescrit à Noé. Sept jours passèrent et les eaux du Déluge submergèrent la terre.

En l’an six cent de la vie de Noé, au deuxième mois, au dix-septième jour du mois, ce jour-là tous les réservoirs du grand Abîme furent rompus et les ouvertures du ciel furent béantes.

La pluie se déversa sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.

En ce même jour, Noé entra dans l’arche avec ses fils, Sem, Cham et Japhet, et avec eux, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, ainsi que toutes les espèces de bêtes, toutes les espèces de bestiaux, toutes les espèces de petites bêtes qui remuent sur la terre, toutes les espèces d’oiseaux, tout volatile, toute bête ailée. Ils vinrent à Noé dans l’arche, couple par couple, de toute créature animée de vie. C’étaient un mâle et une femelle de toute chair qui entraient. Ils entrèrent comme Dieu l’avait prescrit à Noé.

Le SEIGNEUR ferma la porte sur lui.

Le Déluge eut lieu sur la terre pendant quarante jours.

Les eaux grossirent et soulevèrent l’arche qui s’éleva au-dessus de la terre. Les eaux furent en crue, formèrent une masse énorme sur la terre, et l’arche dériva à la surface des eaux. La crue des eaux devint de plus en plus forte sur la terre et, sous toute l’étendue des cieux, toutes les montagnes les plus élevées furent recouvertes par une hauteur de quinze coudées. Avec la crue des eaux qui recouvrirent les montagnes, expira toute chair qui remuait sur la terre, oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, toutes les bestioles qui grouillaient sur la terre, et tout homme.

Tous ceux qui respiraient l’air par une haleine de vie, tous ceux qui vivaient sur la terre ferme moururent. Ainsi le SEIGNEUR effaça tous les êtres de la surface du sol, hommes, bestiaux, petites bêtes, et même les oiseaux du ciel. Ils furent effacés, il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche.

La crue des eaux dura cent cinquante jours sur la terre.