AVOIR LA FOI EN DIEU ... CROIRE EN JESUS CHRIST



Le deuxième jour ...

« Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux
et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux !

Dieu fit le firmament et il sépara les eaux inférieures
au firmament d'avec les eaux supérieures. Il en fut ainsi.

Dieu appela le firmament "ciel".

Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour. »

(Genèse 1.6-8 ~ Traduction Oecuménique de la Bible)

Il sépara les eaux inférieures ...

Le firmament se définit comme une voûte céleste.

Selon une conception ancienne, cette voûte était solide et pouvait séparer les eaux terrestres des eaux célestes, celles-ci étant en quelque sorte retenues dans des réservoirs.

Cette approche est ainsi exprimée lorsque s'ouvrent les vannes du Déluge :

« En l'an six cent de la vie de Noé, au deuxième mois, au dix-septième jour du mois, ce jour-là tous les réservoirs du grand abîme furent rompus et les ouvertures du ciel furent béantes. » (Genèse 7.11 ~ T.O.B.)

Ce " grand abîme " qui retient les eaux supérieures est le produit de la séparation des eaux.

Que faut-il penser de cette " séparation " ?

La séparation de la lumière et de la ténèbre permettait de dire au premier jour :

« Dieu vit que la lumière était bonne. » (Genèse 1.4)

La séparation du deuxième jour ne conduit pas à une telle conclusion.

Nous retrouverons pourtant cette formule aux troisième, quatrième, cinquième et sixième jour.

« Dieu vit que cela était bon. » : en hébreu " Vayar Élohim ki-tov. "

A la fin du sixième jour, la création de l'homme et de la femme est même qualifiée par un superlatif : " très bon " (Genèse 1.31).

Par extension, cette formule est souvent étendue à l'ensemble de la Création : " Tout ce que Dieu a fait est bon ! »

Mais les rabbins sont demeurés sceptiques du fait que l'organisation du deuxième jour ne comporte pas, comme pour les autres jours, le jugement de valeur " ki-tov. "

Pourquoi ?

Parce que cet acte de séparation des eaux comportait en germe une division entre la vie issue des "eaux inférieures" (sur terre) et la vie régnant dans les "eaux supérieures" (dans les cieux, près de Dieu).

On s'interroge souvent sur l'origine du mal incarné par le serpent qui se manifeste au sixième jour.

Si tous les jours de la Création sont jugés bons par le Créateur sauf un, ne faut-il pas approfondir la signification symbolique de ce deuxième jour ?

Le chiffre deux porte en soi la dualité ... donc la division potentielle.

Dans la croyance juive traditionnelle, le deuxième jour est celui de la création des anges. Dans son commentaire sur le premier jour biblique, Rachi exprime l'opinion suivante :

" Jour un (yom è‘had) : La symétrie du texte aurait exigé qu’il fût écrit : yom richon (premier jour), comme pour les autres jours où il est écrit : « deuxième », « troisième », « quatrième » ... Pourquoi est-il écrit : « jour un » ? Parce que le Saint béni soit-Il était seul dans Son univers, le Midrach raba indiquant que les anges ont été créés le deuxième jour, de sorte que « jour un » doit se comprendre : « jour de l’Unique »."

Que s'est-il passé avec les anges ?

Certains ne se sont-ils pas rebellés contre Dieu, avec Satan à leur tête, si l'on se réfère au chapître 14 du Livre d'Esaïe ?

Satan, c'est l'accusateur en hébreu ou l'adversaire, celui qui contrecarre les plans de Dieu ... comme le serpent de la Bible.

Quelle est la particularité du serpent par rapport aux autres créatures ?

Sa langue bifide ... divisée en deux.

C'est par sa parole que le serpent a semé la division.

Chacun connaît l'expression " langue de vipère ".

Que dire d'autre du serpent ? Ne représente t-il pas le diable ?

Apocalypse 12.9 : « Il fut précipité, le grand dragon, l'antique serpent, celui qu'on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier ... »

Le Diable est un mot d'origine grecque : Διαβολος ~ Diabolos.

La racine " dia " signifie " en séparant ".

De cette racine, associée à " bol " qui signifie " jet " provient le mot Diable : le jet qui sépare.

Ce " jet ", c'est le trait d'une parole perfide qui a séparé l'homme de Dieu.

Un jet venimeux, contagieux, collé depuis ce temps à la nature humaine comme un patrimoine génétique.

« Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l'êtes ? » (Matthieu 12.34)

Le deuxième jour voit s'éloigner l'unité primordiale.

Selon les rabbins, la lumière du premier jour n'est pas restée en ce monde qui demeure illuminé par les astres du quatrième jour.

Peut-être du fait de la division du deuxième jour qui apporta la discorde.

Une discorde à l'origine de bien des maux.

Mais c'est en prenant conscience du caractère nocif de cette discorde, qui conduisit à la séparation entre l'homme et Dieu, que l'homme peut retrouver le chemin de l'Unité primordiale.

Jésus a déclaré : « Moi et le Père nous sommes un. » (Jean 10.30)

Cette unité céleste doit se retrouver sur la terre au sein de l'Eglise :

« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un ... » (Jean 17.22)

Le lien rompu entre Dieu et les hommes est rétabli par Jésus :

« ... moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un. » (Jean 17.23)

Ainsi les eaux inférieures pourront être de nouveau réunies aux eaux supérieures ...

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ENTÊTE : Sept jours

Traduction d'André Chouraqui :

1.1 à 2.3

ENTÊTE Elohîms créait les ciels et la terre, la terre était tohu-et-bohu, une ténèbre sur les faces de l’abîme, mais le souffle d’Elohîms planait sur les faces des eaux. Elohîms dit : « Une lumière sera. » Et c’est une lumière. Elohîms voit la lumière : quel bien ! Elohîms sépare la lumière de la ténèbre. Elohîms crie à la lumière : « Jour. » À la ténèbre il avait crié : « Nuit. » Et c’est un soir et c’est un matin : jour un.

Elohîms dit : « Un plafond sera au milieu des eaux : il est pour séparer entre les eaux et entre les eaux. » Elohîms fait le plafond. Il sépare les eaux sous le plafond des eaux sur le plafond. Et c’est ainsi. Elohîms crie au plafond : « Ciels. » Et c’est un soir et c’est un matin : jour deuxième.

Elohîms dit : « Les eaux s’aligneront sous les ciels vers un lieu unique, le sec sera vu. » Et c’est ainsi. Elohîms crie au sec : « Terre. » À l’alignement des eaux, il avait crié : « Mers. » Elohîms voit : quel bien ! Elohîms dit : « La terre gazonnera du gazon, herbe semant semence, arbre-fruit faisant fruit pour son espèce, dont la semence est en lui sur la terre. » Et c’est ainsi. La terre fait sortir le gazon, herbe semant semence, pour son espèce et arbre faisant fruit, dont la semence est en lui, pour son espèce. Elohîms voit : quel bien ! Et c’est un soir et c’est un matin : jour troisième.

Elohîms dit : « Des lustres seront au plafond des ciels, pour séparer le jour de la nuit. Ils sont pour les signes, les rendez-vous, les jours et les ans. Ce sont des lustres au plafond des ciels pour illuminer sur la terre. » Et c’est ainsi. Elohîms fait les deux grands lustres, le grand lustre pour le gouvernement du jour, le petit lustre pour le gouvernement de la nuit et les étoiles. Elohîms les donne au plafond des ciels pour illuminer sur la terre, pour gouverner le jour et la nuit, et pour séparer la lumière de la ténèbre. Elohîms voit : quel bien ! Et c’est un soir et c’est un matin : jour quatrième.

Elohîms dit : « Les eaux foisonneront d’une foison d’êtres vivants, le volatile volera sur la terre, sur les faces du plafond des ciels. » Elohîms crée les grands crocodiles, tous les êtres vivants, rampants, dont ont foisonné les eaux pour leurs espèces, et tout volatile ailé pour son espèce. Elohîms voit : quel bien ! Elohîms les bénit pour dire : « Fructifiez, multipliez, emplissez les eaux dans les mers, le volatile se multipliera sur terre. » Et c’est un soir et c’est un matin : jour cinquième.

Elohîms dit : « La terre fera sortir l’être vivant pour son espèce, bête, reptile, le vivant de la terre pour son espèce. » Et c’est ainsi. Elohîms fait le vivant de la terre pour son espèce, la bête pour son espèce et tout reptile de la glèbe pour son espèce. Elohîms voit : quel bien !

Elohîms dit : « Nous ferons Adâm ­ le Glébeux ­ à notre réplique, selon notre ressemblance. Ils assujettiront le poisson de la mer, le volatile des ciels, la bête, toute la terre, tout reptile qui rampe sur la terre. » Elohîms crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîms, il le crée, mâle et femelle, il les crée. Elohîms les bénit. Elohîms leur dit : « Fructifiez, multipliez, emplissez la terre, conquérez-la. Assujettissez le poisson de la mer, le volatile des ciels, tout vivant qui rampe sur la terre. »

Elohîms dit : « Voici, je vous ai donné toute l’herbe semant semence, sur les faces de toute la terre, et tout l’arbre avec en lui fruit d’arbre, semant semence : pour vous il sera à manger. Pour tout vivant de la terre, pour tout volatile des ciels, pour tout reptile sur la terre, avec en lui être vivant, toute verdure d’herbe sera à manger. » Et c’est ainsi. Elohîms voit tout ce qu’il avait fait, et voici : un bien intense. Et c’est un soir et c’est un matin : jour sixième.

Ils sont achevés, les ciels, la terre et toute leur milice. Elohîms achève au jour septième son ouvrage qu’il avait fait. Il chôme, le jour septième, de tout son ouvrage qu’il avait fait. Elohîms bénit le jour septième, il le consacre : oui, en lui il chôme de tout son ouvrage qu’Elohîms crée pour faire.