AVOIR LA FOI EN DIEU ... CROIRE EN JESUS CHRIST


Une terre en usufruit


« L’Éternel-Dieu prit donc l’homme et l’établit dans

le jardin d’Eden pour le cultiver et le soigner. »

(Genèse 2.15 ~ Traduction du rabbinat)

L'arbre de vie


La traduction du rabbinat, en utilisant le verbe " soigner ", diffère des autres qui emploient le terme " garder ".

« L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. » (Genèse 2.15 ~ Traduction Segond)

Garder un bien qui nous a été remis fait de nous des surveillants.

Le soigner, c'est se le voir confié pour l'embellir, le choyer, l'aimer.

Qu'en est-il en réalité ?

L'homme aime t-il la terre ?

Il serait recevable d'objecter que la terre ne nous aime guère.

Car si l'on imagine le jardin d'Eden comme un lieu paradisiaque (Eden signifie jardin des délices), il n'en est pas de même de la terre dont l'humanité hérita après avoir été chassée de l'Eden.

Cette terre qui est laissée à l'humanité par le Créateur reçoit une malédiction :

« Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. » (Genèse 3.17 ~ Traduction Segond)

Toutefois, l'homme en demeure le gardien, et rien ne l'empêche de soigner cette terre maudite par la faute de l'homme.

Un gardien n'est pas un propriétaire. Le bien qui lui a été confié ne lui appartient pas.

Il en va de même de la terre, propriété du Créateur, qui l'a remise en usufruit entre les mains des hommes.

Mais les hommes ont considéré que cette terre leur appartenait, ils ne se sont pas contentés d'en être de simples usufruitiers.

L'usufruitier a l'usus et le fructus (l'usage et le fruit), mais il n'a pas l'abusus, droit de vendre, abuser ou détruire qui demeure au propriétaire ou au Créateur d'une œuvre.

Les droits de l'usufruitier sont limités par l'obligation de conserver le bien en état d’être restitué à terme au propriétaire.

Cet usufruit a nécessairement une durée, alors que le droit de propriété est imprescriptible.

Imprescriptible a pour synonymes ... impérissable, immuable, inaltérable : Eternel !

Ce n'est pas le cas des droits consentis sur la terre à l'humanité par l'Eternel-Dieu qui ont une durée limitée.

Cet usufruit concerne toute la terre puisque l'homme était appelé à la peupler intégralement :

« Croissez et multipliez ! Remplissez la terre et soumettez-la ! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre ! » (Genèse 1.28)

" Soumettre " ou " assujettir ", selon les traductions bibliques, ne signifie pas pour autant " abuser " ou " détruire ".

Constatant les abus croissants auxquels ils se livraient, le Créateur envisagea d'exercer son droit de propriétaire en anéantissant une partie de Son œuvre :

« Et l’Eternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. » (Genèse 6.7)

Des milliers d'années se sont écoulés.

Pendant longtemps, les êtres humains ne se sont guère soucié d'environnement.

Il est vrai que les dégradations commises étaient limitées.

Au terme du XXème siècle, l'humanité a commencé à prendre conscience qu'elle avait abusé de ce bien précieux qu'elle aurait dû soigner.

Pourtant, nous poursuivons sur la même voie, détruisant ce qui ne nous appartient pas.

Aussi, ne nous étonnons pas si cette prophétie se réalise bientôt :

« Le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. » (Apocalypse 11.18)

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LA GENESE : Le paradis terrestre

Traduction œcuménique de la Bible :

2.4 à 2.25

Le jour où le SEIGNEUR Dieu fit la terre et le ciel, il n'y avait encore sur la terre aucun arbuste des champs, et aucune herbe des champs n'avait encore germé, car le SEIGNEUR Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n'y avait pas d'homme pour cultiver le sol ; mais un flux montait de la terre et irriguait toute la surface du sol.

Le SEIGNEUR Dieu modela l'homme avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l'haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.

Le SEIGNEUR Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et y plaça l'homme qu'il avait formé.

Le SEIGNEUR Dieu fit germer du sol tout arbre d'aspect attrayant et bon à manger, l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.

Un fleuve sortait d'Éden pour irriguer le jardin ; de là il se partageait pour former quatre bras.

L'un d'eux s'appelait Pishôn : c’est lui qui entoure tout le pays de Hawila où se trouve l’or - et l’or de ce pays est bon - ainsi que le bdellium et la pierre d'onyx.

Le deuxième fleuve s'appelait Guihôn ; c’est lui qui entoure tout le pays de Koush.

Le troisième fleuve s'appelait Tigre ; il coule à l’orient d’Assour. Le quatrième fleuve c'était l’Euphrate.

Le SEIGNEUR Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder.

Le SEIGNEUR Dieu prescrivit à l’homme : " Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissances de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. "

Le SEIGNEUR Dieu dit : " Il n’est pas bon pour l’homme d'être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée. "

Le SEIGNEUR Dieu modela du sol toute bête des champs et tout oiseau du ciel qu'il amena à l’homme pour voir comment il les désignerait.

Tout ce que désigna l'homme avait pour nom " être vivant " ; l'homme désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui-même, l'homme ne trouva pas l'aide qui lui soit accordée.

Le SEIGNEUR Dieu fit tomber dans une torpeur l’homme, qui s’endormit ; il prit l'une de ses côtes et referma les chairs à sa place.

Le SEIGNEUR Dieu transforma la côte qu’il avait prise à l’homme en une femme qu'il lui amena.

L’homme s'écria : " Voici cette fois l'os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on l'appellera femme car c'est de l'homme qu'elle a été prise. "

Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

Tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, sans se faire mutuellement honte.